Guadeloupe

J’avoue, c’est une grande chance d’avoir un oncle expatrié en Guadeloupe. Et encore plus d’aller lui rendre visite 🙂

Le mois de janvier est idéal pour aller en Guadeloupe: les moustiques se font plus rares, la période des cyclones est passée, il fait +/- 25°C, c’est la saison sèche et les baleines viennent mettre bas et se reproduire dans la mer des Caraïbes.

Pour le trajet, vols directs depuis Paris-Orly (attention: il n’y a pas de Thalys direct depuis Bruxelles-Midi; celui-ci s’arrête à Roissy-Charles-de-Gaulle…) à destination de Pointe-à-Pitre, avec Air France ou Air Caraïbes. Le vol dure 8 heures et il y a 5 heures de décalage horaire avec la métropole (GMT -4). On utilise l’euro et les Belges peuvent s’y rendre avec une simple carte d’identité.

Guada

Au programme de ces 2 semaines en famille : 

JOUR 1 – atterrissage à Pointe-à-Pitre à 18h45. Il fait déjà nuit (le soleil se couche vers 18h). On rejoint la maison sur l’île de Basse Terre.

JOUR 2 – journée cool, plutôt axée logistique (prise de la voiture de location, courses, etc.), avec un arrêt à la Baie des Pélicans.

JOUR 3 – on passe à une journée sportive: jogging au lever du soleil (6h), natation en mer (de la plage de la Datcha jusqu’à l’îlet du Gosier aller-retour ~ 2 x 400 m), puis rando/baignade au Canyon de La Moustique. Après l’effort, le réconfort: dégustation de cassaves :-p

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à la cassaverie

JOUR 4 – l’exploration se poursuit: direction le nord de Basse-Terre avec la Plage de la Perle. Mais impossible de se baigner, les rouleaux -de bord- sont bien trop puissants (possible de se faire balayer par une vague à… mi-mollet :’D ). Après-midi kayak sur la paisible rivière Lézarde jusqu’à la mer, au milieu de la mangrove et des cocotiers.

JOUR 5 – on reprend cette merveilleuse route qu’est la Route de la Traversée, qui traverse (comme son nom l’indique) l’île de Basse-Terre d’Est en Ouest, au cœur du Parc National de la Guadeloupe. Premier arrêt à la Cascade aux Écrevisses, noire de monde (pas étonnant, c’est le site touristique le plus fréquenté de la Guadeloupe…). Mieux vaut donc y aller en tout début ou en toute fin de journée. On passe notre tour pour cette fois, direction la Maison de la Forêt pour une rando. Il a trop plu pour faire la plus longue (chemins boueux et risques de crue), donc on opte pour la Trace des Ruisseaux. On en revient crottée jusqu’aux cuisses, mais c’était tout tranquille en forêt (on a même nagé au milieu de poissons curieux). Prochain arrêt: le sommet de Morne-à-Louis (743 m), belvédère avec vue sur la mer des Caraïbes. Et enfin, crépuscule sur la plage de sable noir de Malendure, face à la réserve marine Cousteau.

JOUR 6 – premier jour de ciel bleu; on tente l’ascension du volcan de La Soufrière. Mais on n’est pas les seuls… A croire que toute la Gwada s’y est donné rendez-vous: une heure de bouchons rien que pour redescendre de la montagne! Le soleil, c’est cool, mais bon, si c’est pour grimper à la queue-leu-leu… On se replie sur Vieux Fort, face aux îles des Saintes, pour se poser finalement sur la Plage de Grand’Anse, entre Vieux Fort et Trois Rivières (je précise car il y a plusieurs plages de Grande-Anse). Les vagues sont juste parfaites pour sauter dedans comme des gosses 🙂

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Les Saintes

JOUR 7 – journée 100% Grande Terre: lever à 4h30 pour filer admirer l’aurore à la Pointe des Châteaux (ne cherchez pas de forteresses, c’est un site naturel). Lampe de poche indispensable pour trouver son chemin sur la plage à la seule lueur de la Lune ! 😉 Moment magique, les yeux rivés sur l’horizon qui s’embrase juste à côté de l’île de la Désirade… On avait ensuite prévu de randonner de la Porte d’Enfer à la Pointe de la Vigie, mais le réveil précoce nous a mises K.O. et on se contente d’aller voir le Trou de Madame Coco, où les eaux bouillonnantes et infernales de l’Atlantique s’écrasent à flanc de falaises. Mini-sieste récupératrice sur la Plage du Souffleur, à Port-Louis, avant la visite du célèbre cimetière de Morne-à-l’Eau (patrimoine historique de Guadeloupe). On termine notre tour de Grande Terre à la Plage de Babin, avec ses eaux calmes, presque immobiles, et sa vase réputée pour les bains de boue (se munir d’un petit récipient pour aller la récupérer sous l’eau). A noter en contre-plongée les vaches (souvent surmontées d’un héron garde-bœufs ou « pik bœuf ») qui broutent sous les cocotiers… du plus bel effet!

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JOUR 8 – on retente l’ascension de La Soufrière; beaucoup moins de monde que 2 jours plus tôt mais voilà, le volcan a la tête dans les nuages… Tant pis, en route ! Passé l’ancien parking de la Savane à Mulets, on prend à droite pour passer par le Col de l’Echelle, chemin plus long mais moins fréquenté, plutôt que par le traditionnel Chemin des Dames. Mais arrivés au Col (1.264 m), c’est la tempête: il drache (on est en short et en manches courtes) et on n’y voit plus goutte, alors qu’il reste encore 200 m de dénivelé à escalader… Obligés de rebrousser chemin 😦 On va noyer notre déception dans un Ti’Punch à Vieux-Habitants, puis à même une noix de coco (avec paille) devant un nouveau crépuscule à la Plage de Malendure.

 

JOUR 9 – c’est le week-eeeeeeeend: barbecue/pique-nique à la Pointe du Souffleur (Port-Louis, Grande Terre). Le P-A-R-A-D-I-S, mais en mieux ! (enfin, jusqu’au déferlement des moustiques et des yen-yens, petits moucherons noirs voraces, en fin de journée…)

JOUR 10 – nouvelle journée détente, sur l’îlet du Gosier (qu’on rejoint à la nage, ou en kayak pour les gardiens des sacs). Iguanes, gallinacés et punch coco :-p

JOUR 11 – journée plus culturelle, pour varier les plaisirs : le Musée du Rhum (+ sa remarquable collection de papillons et d’insectes), l’Habitation Côte-sous-le-Vent (la petite balade en vélo volant dans la canopée est assez sympa!), la Maison du Cacao (dégustation incluse), la Distillerie Longueteau

JOUR 12 – découverte de Pointe-à-Pitre: son marché couvert aux épices, le marché de la Darse, l’émouvant Mémorial ACTe (Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la Traite et de l’Esclavage). Et, vous l’avez déjà compris, une journée qui se respecte se termine à la plage ! Aujourd’hui, celle de Bois-Jolan et son lagon protégé par une barrière de corail, idéal pour les familles avec de jeunes enfants.

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JOUR 13 – on termine le séjour en beauté par une croisière d’observation des cétacés, avec le club de plongée Les Heures Saines, au départ du Rocher de Malendure (Bouillante). Vus (de très près): une femelle cachalot allaitant son petit, ainsi qu’un grand troupeau de dauphins tachetés 🙂 🙂 🙂 On visite ensuite le magnifique Jardin botanique de Deshaies et on termine sur la Plage de Grande Anse (Deshaies), l’une des plus belles de l’île, entourée de montagnes et bordée de cocotiers, avec de grosses vagues « à double sens » (on se croirait dans la piscine à vagues d’Aqualibi !), qui obligent à minuter son entrée et sa sortie de l’eau, sous peine d’expérimenter la machine à laver.

JOUR 14 – décollage prévu à 21h30; on a largement le temps d’une dernière journée à la plage. On fait le bilan pour choisir notre préférée: c’est celle de la veille, Grande-Anse. Noix de coco sur le gâteau: on aperçoit une baleine, visible à l’œil nu, depuis la plage. C’est bon, on peut partir en paix… 😀

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Réflexions personnelles

  • la Guadeloupe, c’est la France (en plus cher) mais dans la forêt tropicale 🙂
  • peu de bébêtes flippantes, ni sur terre, ni sous l’eau MAIS… moustiques 😦
  • en 2 semaines, on n’a même pas eu le temps de visiter les autres îles de l’archipel (les Saintes, la Désirade, Marie-Galante)
  • c’est quand même génial d’apercevoir Antigua, Montserrat, la Dominique… à quelques kilomètres. Effet Pirate des Caraïbes garanti!
  • à goûter: toutes les déclinaisons de punch, les fruits de la passion (maracuja), les cassaves (= galettes à base de farine de manioc garnies de confitures de fruits pays), le sorbet coco, le flan coco, l’eau de coco fraîche, etc. (et je ne parle ici que végétarien !)
  • le créole s’écrit comme se prononce le français (c’est souvent assez comique 🙂 )
  • les noms de lieux sont plus chantants les uns que les autres
  • j’ai tellement passé mon temps à jouer dans les vagues que je n’ai lu aucun des livres de plage que j’avais apportés…

 

*** Remerciements particuliers à: Etienne, Laurence, Anne (maman), Michaël, Audrey, Louis, Léo, sans oublier Amandine, pour ce voyage inoubliable ***

Chypre

Road trip à Chypre en hiver 

Fin janvier/début février 2017, c’est la (très) basse saison touristique à Chypre, ce qui nous permet de réserver un vol low-cost Charleroi-Larnaca pour 75€/personne, 1 valise de 15 kg incluse (une fois n’est pas coutume). Côté parking, on opte pour le P3, le moins cher des parkings de l’aéroport de Charleroi, mais aussi le plus éloigné, qui nécessite de prendre une navette (gratuite) pour arriver au terminal (distance = 2,5 km/temps de trajet annoncé = 10 min). Le parking annonce une navette toutes les 20 min. Attention, comme je le mentionne dans un autre article, voyez suffisamment large au niveau de l’horaire; ça vous évitera de débuter vos vacances dans le stress. Après 4 heures de vol, atterrissage à Larnaca, où nous récupérons directement notre voiture de location. On ne s’était absolument pas posé la question mais surprise: à Chypre, on roule à gauche! (ancienne colonie britannique oblige…)

Direction le Massif du Troodos, et plus particulièrement le hameau de Saittas (trajet = 1h10), où nous posons nos valises à l’hôtel Okella pour 2 nuits, petit-déj (tout à fait correct) inclus. On n’est qu’à 700 m d’altitude (alors que le Mont Olympe, qui culmine à 1.952 m, se trouve à 20 km seulement) mais punaise, il fait déjà vachement froid!!! La chambre est pourvue d’un bon chauffage, mais le carrelage est glacial (ce qui est plutôt positif l’été) et l’eau chaude se fait désirer. Mais apparemment, c’est partout pareil…

Le lendemain, on monte jusqu’à Troodos Square, dernière étape avant le Mont Olympe. Le gérant de l’hôtel nous avait dit que les chaînes n’étaient pas indispensables pour grimper dans la montagne, et on y est arrivé sans, mais certaines voitures sont resté coincées dans l’ascension! Il faut y aller lentement mais sûrement… Au sommet, paysages lapons: de la neige partout! On demande à un policier où se trouve l’office du tourisme pour pouvoir faire une petite rando. Il nous regarde un peu interloqué et nous fait gentiment remarquer qu’il y a plus d’1 m de neige! Les sentiers sont fermés, et l’office du tourisme aussi… Bon, effectivement, on commence à se rendre compte de l’énormité de la couche. Après une demi-chute, des boissons chaudes bien à propos au Troodos Hotel & Restaurant, et quelques géocaches, on réembarque pour l’ascension finale: le Mont Olympe.

 

On quitte ensuite les sommets enneigés des Troodos pour les eaux turquoise de la baie de Chrysochou, en passant par la réserve naturelle de la forêt de Paphos et ses ponts de montagne en pierre de l’époque vénitienne (1489-1571). Installation au Bay View Hotel Apartments, à Polis Chrysochous. Le lendemain, rando-géocaching au milieu des chèvres dans le Parc National de la Péninsule d’Akamas, l’une des régions les plus sauvages de l’île. Passage devant le Bain d’Aphrodite (qui n’avait absolument aucune allure!).

 

On quitte l’Akamas pour la ville de Paphos, capitale européenne de la culture 2017 (aux côtés de la ville danoise d’Aarhus), et ses stupéfiants sites archéologiques (périodes hellénistique, romaine et byzantine), inscrits au Patrimoine mondial UNESCO. Ouverts tous les jours, de 8h30 à 17h (hiver) ou 19h30 (été). Entrée: 2,50€ pour les Tombeaux des Rois; 4,50€ pour le parc archéologique (immanquable, surtout pour ses mosaïques).

 

Dernière ligne droite du voyage: trajet le long de la côte vers Larnaca, en passant par Pétra tou Romioú, le fameux Rocher d’Aphrodite, où serait née la déesse. On traverse également Akrotiri, base militaire britannique souveraine, sur le territoire de laquelle se trouvent le lac salé de Limassol, zone d’hivernage d’oiseaux migrateurs (on parle de 30.000 flamants roses), et le monastère « Saint-Nicolas des chats » (vous comprendrez vite pourquoi), l’un des deux plus anciens de l’île.

 

Installation à Voroklini, petit village surplombant sur la baie de Larnaca, à l’Antonis G. Hotel Apartments, dont le pub est assez sympa. Visite de la Mosquée de Umm Haram (Hala Sultan Tekke), du nom de la nourrice du Prophète Mahomet, sur les rives du Lac salé de Larnaca. Il s’agit du troisième ou quatrième (selon les sources) lieu le plus saint pour les Musulmans dans le monde. J’insiste avec la dernière énergie pour faire le tour du lac salé à pied. Erreur monumentale: le lac est en fait composé de 4 lacs, dont la surface totalise 2,2 km². Je vous laisse vous évaluer la longueur du périmètre… Résultat: on s’est épuisé à marcher dans la glaise (limite sables mouvants parfois) et on a niqué nos godasses… Bref, on a fait pitié aux flamants roses. Pour nous remettre du baume au cœur avant de quitter Chypre, repas pantagruélique à la chaleureuse Taverne Voreas (recommandée par le Petit Futé), à quelques mètres de notre hôtel.

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Quelques considérations générales sur Chypre: 

  • Comme je l’ai dit, on roule à gauche à Chypre (y compris au Nord). Mais il y a l’euro! Décalage horaire: +1h par rapport à Bruxelles et Paris (GMT+2).
  • Chypre est l’île d’Aphrodite: la déesse est devenue un outil marketing mis à toutes les sauces.
  • Soleil garanti presque toute l’année! Et en hiver, on peut skier sur le Mont Olympe (avouez, c’est la classe!).
  • A goûter (et à rapporter): le fromage halloumi 🙂
  • Énormément de chats errants (ça me serre toujours autant le cœur; j’en ai même ramassé un encore chaud gisant au milieu de la rue…).
  • Très peu de touristes en hiver (dont 80% sont Russes -maîtrisant la conduite à gauche avec des fortunes diverses- et Britanniques). Le revers de la médaille, c’est qu’évidemment, de nombreux commerces et établissements sont fermés. A noter qu’à l’époque du boom économique, moult restaurants se sont dotés d’immenses salles pour pouvoir accueillir de grands groupes de touristes (russes). Mais la crise financière de 2013 est passée par là et ces salles nous ont paru désespérément vides…
  • On chauffe l’eau à l’énergie solaire (cuve + panneau photovoltaïque sur les toits). Donc s’il a fait nuageux plusieurs jours d’affilée (en particulier dans les montagnes), bonjour l’eau chaude… Et après une journée les pieds dans la neige, c’est quand même un bémol! 😐
  • Malheureusement, je n’ai aucune info sur la partie turque de l’île, ni sur la ligne verte, ni sur la capitale (Nicosie), car nous n’y sommes pas allés, faute de temps…