Québec

Le Québec : en hiver et sans voiture (février 2016 et 2019)

bsp

Prologue

La première fois que j’ai entendu l’accent québécois en vrai, c’était au bureau. Moi, nouvelle recrue. Elle, nouvelle stagiaire. On n’est pas resté collègues très longtemps, mais on est devenue amies pour de bon. Pendant les 5 années qui ont suivi, on a citytripé à travers l’Europe (Lyon, Milan, Florence, Istanbul). Jusqu’à son retour au pays des caribous, c’est même elle qui m’a fait découvrir tous les coins et recoins sympas de Bruxelles ! Elle, c’est Emma. Originaire de Montréal, elle y est retournée définitivement (?) en septembre 2015. Six mois plus tard, je posais mon premier orteil en Amérique du Nord, pralines et spéculoos sous le bras.

Cela fait donc un sérieux moment que je dois absolument rédiger cet article sur cet épique premier voyage au Québec par -25 °C. Maudite procrastination. D’autant plus que je n’allais JAMAIS retourner au Québec en hiver : trop de neige, trop froid (mais genre, vraiment ; j’ai fait de l’urticaire au froid). « Sans blague! », me direz-vous… Et puis BIIIM, j’ai été victime du Black Friday et des promos d’Air Canada. Me voilà donc bonne pour un nouvel affrontement avec les frimas de l’hiver canadien, toujours en février, 3 ans plus tard…

Avant de partir de BRU

Pour le Canada, il faut un passeport en cours de validité ET un visa: l’Autorisation de voyage électronique (AVE) ou Electronic Travel Authorization (eTA), qui coûte 7 CAD (~5€). Méfiez-vous des intermédiaires qui pullulent sur Google et vous facturent des 35 USD ! Le site officiel du Gouvernement canadien auprès duquel solliciter votre AVE se trouve ici.

Autre avertissement : Air Canada a emboîté le pas aux compagnies low cost et n’inclut plus de bagages en soute dans le prix du billet d’avion. Si, comme moi, vous vous en apercevez au moment de l’enregistrement en ligne, vous devrez débourser 50€ de supplément bagage par vol. Adieu, ma bonne affaire du Black Friday… 😦

Décollage de Bruxelles à 10h du matin. Pour éviter à une âme charitable de devoir me déposer à l’aéroport en pleine heure de pointe, j’ai pris le train (avec la redevance Diabolo, comme expliqué dans mon article sur les trajets de et vers les aéroports de Bruxelles et de Charleroi).

À l’arrivée à YUL

Pour quitter l’aéroport P.-E. Trudeau, vous devrez immanquablement passer par la douane. Vous ferez la file pour encoder vos données biométriques dans une machine. Ça peut sembler impressionnant, mais ça va relativement vite et un accompagnateur est présent en cas de problème. Une fois cette formalité remplie, vous serez interrogé(e) par un agent de l’immigration (aussi aimable que le lui permet sa fonction) qui vous aboiera demandera en gros pourquoi vous venez, pour combien de temps et où vous comptez aller.

Une fois vos bagages récupérés, prenez le bus 747 pour Sydney Montréal. Le trajet coûte 10 CAD (tickets en vente dans les automates du terminal des arrivées ou directement auprès du chauffeur, mais avec le compte exact en mitraille) et vous permet de rejoindre le centre-ville en une petite heure. Mieux, cette même carte vous donne un accès illimité au réseau bus+métro de Montréal pour toute la journée. Si vous comptez rester plus longtemps à Montréal, vous pourrez acheter aux guichets ou aux automates de n’importe quelle station d’autres titres de transport, par exemple pour 3 jours consécutifs* (~13€), le weekend (~9,50€) ou la semaine (~18€). Toutes les informations et le plan du métro de Montréal ici.

*et non pas 72 heures ; la validité expirant à 23h59 le 3ème jour.

Que faire/voir à Montréal

  • Le B.A.-Ba, c’est bien sûr de flâner dans le Vieux-Montréal (Hôtel de Ville, Vieux-Port, Basilique Notre-Dame, Place Jacques-Cartier, Place d’Armes…). La Ville propose d’ailleurs quelques idées de circuits pédestres.
  • Pour le coup, je n’en ai pas eu besoin mais le système des Free Walking Tours que j’affectionne habituellement en citytrip existe aussi à Montréal… mais rien qu’en anglais (ce qui peut tout de même s’avérer pratique si vous voyagez avec des non francophones).
  • Montréal offre de nombreux musées et attractions de grande qualité (mais assez chers : souvent > 10€ par adulte) :
  • Baladez-vous au Mont-Royal (attention, ça grimpe ! Emportez vos crampons et/ou des bâtons de marche en cas de glace) et admirez le panorama sur les gratte-ciels et sur la plaine du Saint-Laurent. montréal montroyal
  • Si comme moi, vous êtes un(e) barje fan de cimetières, perdez-vous dans celui de Notre-Dame-des-Neiges (138 ha), le plus vaste cimetière du Canada et le 3ème plus important d’Amérique du Nord (1 million de catholiques y reposent ; les protestants résidant dans le cimetière Mont-Royal voisin). Ceci dit, évitez le plein blizzard…
  • Si la météo vous fait défaut, réfugiez-vous dans le fameux Montréal souterrain, le plus grand complexe souterrain au monde, immense réseau de galeries et de centres commerciaux qui relient entre elles une dizaine de stations de métro. (Perso, pas moyen de suivre ces fichus panneaux RÉSO, je deviens dingue à chaque fois…) réso
  • Montréal est une ville qui bouge ; à chaque période de l’année, son événement culturel ! En février par exemple, c’est Montréal en Lumière, l’un des plus gros festivals d’hiver au monde.
  • Véritable must à faire à la tombée du jour, au plus profond de l’hiver québécois : le Bota Bota, spa-sur-l’eau, bateau immobilisé dans le Vieux-Port de Montréal reconverti en spa, avec vue sur la skyline de la ville (bon, c’est sûrement le top en toutes saisons, mais le charme du port pris dans les glaces et des cheveux qui gèlent alors qu’on mijote dans le bouillon sont incomparables !).
  • En 2016, j’ai fait le marathon des musées. En 2019, je l’ai jouée plus chill. Un petit cinéma de quartier par-ci, une manucure vegan par-là… Avec Emma, on est même allée se faire quelques longueurs vespérales à la piscine du Parc olympique (~5€) en pleine tempête de neige. Bref, Montréal est une métropole vivante de 1,7 million d’habitants (4,2 millions pour l’aire urbaine), qui offre toutes les activités possibles et imaginables qu’implique son statut de 2ème ville la plus peuplée du Canada (N.B.: 2ème ville francophone la plus peuplée au monde, après Paris).

Où manger/boire un verre à Montréal

Montréal regorge évidemment de cafés/bistros/restos plus sympas et alléchants les uns que les autres. Je n’aurai pas la prétention ici de jouer les critiques gastronomiques. Je reprendrai juste quelques endroits qu’Emma m’a fait découvrir et dont je me rappelle le nom (ça filtre déjà pas mal) :

  • La chaîne végane Aux Vivres (restaurants et épiceries) – un choix fabuleux !
  • Le resto panoramique Les Enfants terribles au sommet de la Place Ville-Marie (au 46ème étage, vue imprenable sur toute la région !)
  • Les cafés-restos Pastel Rita et Les Oubliettes (quartier Rosemont)
  • Le resto végétar/lien LOV (on est allée à celui de McGill)
  • Darna Bistroquet – cuisine fusion d’inspiration franco-marocaine (je n’ai pas pu le tester vu qu’il vient seulement d’ouvrir, mais c’est le resto du frère et de la belle-sœur d’une amie, et il est chaudement recommandé par La Presse et sur d’autres sites web, alors je le mets aussi 🙂 )

Où aller depuis Montréal ?

La gare d’autocars de Montréal est située à la station de métro Berri-UQAM. Différentes compagnies peuvent vous emmener un peu partout au Québec et bien au-delà. Je ne décrirai ci-dessous que les escapades que j’ai expérimentées.

QUÉBEC : avec Orléans Express, vous rejoindrez la capitale provinciale en 3h15 (àpd ~17€ par trajet). Parmi les immanquables à faire : le Vieux-Québec (patrimoine UNESCO) avec le Château (hôtel) Frontenac et la terrasse Dufferin, le Musée de la Civilisation et le Musée de l’Amérique francophone, le Musée naval de Québec, l’Hôtel du Parlement, etc. Un restaurant panoramique et insolite : Ciel ! Bistro bar tournant.

BAIE-SAINT-PAUL : même compagnie, comptez 5 heures de trajet (et plutôt ~55€) pour rejoindre cette charmante petite station balnéaire, nichée au confluent de la rivière du Gouffre et du fleuve Saint-Laurent, face à l’île aux Coudres. Outre sa paisible baie, la ville est connue pour sa pléthore de galeries d’art rue Saint-Jean-Baptiste et pour le cratère météoritique de Charlevoix. À faire : se promener dans le parc du Gouffre (j’ai pu le faire en raquettes, gentiment prêtées par la maman d’Emma) et le spa (encore un, oui ^^ on n’a que le bien qu’on se fait!) de l’hôtel Le Germain (~35€ ou ~20€ àpd 17h).

OTTAWA : avec Greyhound, le trajet dure 2h30-3h (àpd ~17€). Attraction immanquable de la capitale fédérale : la visite du Parlement du Canada (Sénat, Chambre des Communes, Édifice de l’Est, Édifice du Centre), dont l’accès est gratuit mais limité, d’où la nécessité de réserver votre tranche horaire en ligne. Attention : les sacs à dos sont interdits et il n’y a pas de consigne. Bien que la ville soit officiellement bilingue, les free walking tours ne se donnent apparemment, là aussi, qu’en anglais. Ottawa est également connue pour son Canal Rideau (patrimoine UNESCO) qui relie la rivière des Outaouais au Lac Ontario et qui, en hiver, devient la plus grande patinoire du monde ; son important festival des tulipes (en mémoire de la libération des Pays-Bas par les troupes canadiennes) au mois de mai, ses nombreux musées (Musée des Beaux-Arts du Canada, Musée canadien de la Guerre, Musée des Sciences et de la Technologie du Canada, Musée de l’Aviation et de l’Espace du Canada, Musée canadien de la Nature,…) ; etc. Mais pour visiter LE musée le plus populaire de tout le pays, à savoir le Musée canadien de l’Histoire (~13,50€, gratuit le jeudi soir), vous devrez retourner au Québec, en traversant la rivière vers Gatineau. Empruntez pour ce faire le Pont Royal Interprovincial Alexandra, historique pont à poutres cantilever (1901), avant sa démolition annoncée d’ici 5 à 10 ans. Un hébergement insolite sympa à Ottawa : HI Ottawa Jail, ancienne prison reconvertie en auberge de jeunesse, où l’on peut donc passer la nuit en cellule de 3m². Pour casser la croûte, une chouette enseigne à Ottawa : The Scone Witch.

LANAUDIÈRE : Pour une sortie à la campagne, l’agence Bonjour Nature vous emmène faire tout un tas d’excursions d’une journée dans la région de Lanaudière. Nous avons testé (je dirais même essuyé les plâtres 😉 ) « Monte-à-Raquette » dans le Parc des Chutes de Monte-à-Peine-et-des-Dalles (~95€/pers.), avec pour guide un chasseur-cueilleur-trappeur qui connaît la forêt comme sa poche. Départ depuis et retour à Montréal (choix entre 4 points de rendez-vous ; le chauffeur a même eu la gentillesse de nous ramener au coin de notre rue). Sur la route, escale à Rawdon pour admirer les chutes de Dorwin et embarquer les pique-nique. Résultat des courses: une douzaine de km en raquettes (et aucune chute à mon actif !) par -19°C (ressenti -24°C) mais sous le soleil. Extra!lanaudic3a8re1.jpglanaudière4lanaudière6rawndon2

Pour en revenir au Québec (et boucler cet article), quelques spécialités typiques et autres perles gustatives québécoises : la poutine, bien sûr ; le pouding-chômeur (héritage de la crise de 1929) ; les pets-de-sœurs ; la tire d’érable dans les cabanes à sucre ; la queue de castor ; le cidre de glace (gare à l’addiction…) ; le beurre de pomme, d’érable et tous les produits du terroir de l’Île d’Orléans ; la bière (si, si !) ; le thé David’s Tea (si quelqu’un peut me ramener 2-3 seaux de Bienheureux Bouddha… ^^) ; etc.

Dédicace spéciale à Emma naturellement, et également un grand merci à sa famille pour son hospitalité 🙂

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Monténégro

Tout d’abord, pourquoi le Monténégro? C’est un peu bête à dire, mais ce nom sonnait exotique à mon oreille et le billet d’avion (Ryanair) Charleroi-Podgorica était à 55€ A/R… Mais que voir et que faire dans les Balkans, terra incognita du tourisme de masse?

Pour commencer, il faut louer une voiture sur place (à moins que vous ne soyez disposé à vous enfiler 2.000 km en y allant par la route)… J’ai choisi l’agence monténégrine (j’essaie toujours de privilégier les agences locales plutôt que les multinationales) Kombo Car. Nous avons déboursé 155€, plus 60€ pour le GPS, moins la ristourne de 10% négociée par la blogueuse Anne-Laure sur son propre blog (merci à elle! 🙂 ), soit moins de 200€ la semaine pour 2 conducteurs(trices en l’occurrence). L’agence n’a pas de bureau à l’aéroport mais Jelena nous attendait à la sortie des passagers et tout fut réglé en quelques minutes.

Initiée au voyage en mode totale impro par mon amie MPi au Vietnam, j’avais juste pensé dessiner un triangle entre les Bouches de Kotor sur la côte, le parc national de Durmitor près de la frontière avec la Bosnie et le lac de Skadar à la frontière albanaise (voir la carte en fin d’article).

Jour 1

Prise de la voiture à l’aéroport de Podgorica (prononcez Podgoritsa) vers 16h et direction Kotor, où j’avais réservé la veille une chambre chez l’habitant, dans le hameau de Prcanj. Courte escale face à l’île « carte postale » de Sveti Stefan (île-hôtel où la nuit se monnaie à partir de 700€, excusez du peu !). Première constatation: les adresses des chambres d’hôtes sont rarement précises. Il s’agit en fait souvent du nom de la rue, voire carrément du quartier! Et les hébergements ne sont pas mieux indiqués une fois qu’on se trouve dans la bonne rue. A défaut d’avoir un sens de la déduction surdéveloppé et d’observer à la loupe les quelques photos de l’hébergement réservé sur Booking.com (ce qui devient d’autant moins évident une fois la nuit tombée), il faut sonner, aux portes ou au téléphone, pour trouver son hébergeur.

Notre chambre à Prcanj n’était franchement pas terrible (voire dangereuse, le chauffe-eau brinquebalant au-dessus de soi dans la douche) mais bon, à 13.50€ la nuit (pour 2), on ne va pas chicaner… D’autant plus que le lendemain au réveil, vue splendide sur la Baie de Kotor depuis la terrasse de la maison.

Jour 2

Visite de la vieille-ville de Kotor et de ses remparts (patrimoine mondial UNESCO), balade le long de la baie jusqu’à Perast et embarquement pour un tour en bateau jusqu’à l’île Notre-Dame du Rocher (les guides de voyage disent vrai: pas la peine de chercher les bateliers, ce sont eux qui vous trouveront! Idem sur le lac de Skadar). Il fait beau et chaud (29°C), largement de quoi piquer une tête dans la baie 🙂 On est le 19 octobre et c’est plein été sur l’Adriatique.

Départ en fin de journée vers l’ancienne capitale royale Cetinje, en passant par la route panoramique dite Serpentine, qui traverse le parc national des Lovcen. La route était encore en cours d’aménagement et on s’est retrouvée à faire du rallye tout-terrain dans notre (micro)citadine… A Cetinje, nous avons logé à La Vecchia Casa, une maison de maître, juste à côté de l’ancienne Ambassade de Russie. Tenue par une dame âgée (qui parle italien) et son fils (qui parle anglais) mais qui ne résident pas sur place, elle est un peu plus chère que la moyenne, mais spacieuse, chauffée, vraiment typique et petit-déjeuner inclus.

Jour 3

Après une jolie visite de Cetinje by night, nous en refaisons un petit tour à la lueur du matin. La ville compte de nombreux musées et bâtiments remarquables (à commencer par toutes les anciennes ambassades) mais nous ne nous y attardons pas, trop pressées que nous sommes d’aller randonner dans le parc national de Durmitor.

Nous quittons donc Cetinje en direction de Zabljak (centre névralgique du Durmitor) en passant par le Monastère troglodyte d’Ostrog, niché à flanc de montagne. Depuis le parking (gratuit) en contrebas, nous attaquons l’ascension des escaliers qui mènent au monastère orthodoxe, entourées de pèlerins pénitents allant nus pieds (je ne vous raconte pas les marches tranchantes et la caillasse ! Faut avoir beaucoup à expier…). Sur le parvis du monastère (l’un des plus visités des Balkans), des autocars entiers de fidèles venus passer la nuit sur place, sur des matelas de fortune posés à même le dallage. En effet, les reliques de Saint-Basile d’Ostrog conservées dans la chapelle sont la promesse de guérisons miraculeuses.

Arrivées à Zabljak, on prend nos quartiers chez un couple tout charmant (Rooms Skorpijon). Le mari, alpiniste, nous montre sa collection de splendides photos de randonnées dans la montagne, tandis que son épouse nous gave de pâtisseries maison. Malgré tout, c’est la grosse déception: les sommets ont la tête dans les nuages, il fait gris, humide et très froid: 5°C… Après les 29°C de la veille, c’est rude ! Souper au milieu des locaux à l’auberge de montagne Izvor. C’est toujours une sensation délicieusement étrange d’entendre les mouches voler lorsqu’on s’immisce dans un lieu où il n’y a aucun étranger (on est loin des réfectoires à touristes dont grouille la rue des Bouchers à Bruxelles…).

Jour 4

Et voilà qu’il pleut en prime, maintenant! Tant pis, on va quand même tenter une rando autour du lac noir (Crno Jezero). En dépit de ce ciel désolant, on sent bien qu’en été, c’est le paradis du rafting et du canyoning dans la rivière Tara. Les infrastructures hôtelières sont légion et le parc national (du moins le peu qu’on en aperçoit) est magnifique. Mais au bout de 3-4 heures de marche dans les sous-bois (gamelle incluse pour moi, comme d’habitude…), gelées jusqu’aux os, on déclare forfait. Retour à la chambre pour une séance d’ébouillantage. Souper à l’auberge Krcma Nostalgijan, en centre-ville: intérieur bois et nappes vichy, qui contraste un tantinet avec l’allure patibulaire des hommes attablés (à noter qu’on n’a jamais croisé aucune femme dans les cafés/restos/bars).

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Jour 5

On abandonne, à grand regret, le Durmitor et on descend vers le lac de Skadar, dont la forme de dauphin incarne la frontière avec l’Albanie. Les couleurs d’automne au milieu de la pampa sont époustouflantes et on croise à peine 3 pelés et 1 tondu sur une centaine kilomètres. Rebelote, on loge chez l’habitant dans le petit village de Godinje. L’hébergement, tout comme la région, étant extrêmement bien coté sur Booking.com, on se lâche et on réserve 2 nuits direct. Surprise : le vieil homme ne parle pas (un mot d’anglais), l’eau chaude et l’électricité semblent être en option, tandis que les verrous et le chauffage le sont incontestablement. On est roulée de rire (jaune) toute la nuit vu la situation, mais le lendemain, on change tout de même de crèmerie. De toute façon, après une balade d’une heure en bateau sur le lac et une autre à pied, on a comme fait le tour du coin.

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Traversée du pays du Nord-Ouest au Sud-Est

Jours 6 et 7

On roule le long du lac Skadar jusqu’à la frontière terrestre avec l’Albanie, puis on redescend sur la côte Adriatique. On fait un arrêt à la station touristique d’Ulcinj, très prisée des touristes albanais et c’est la consternation: on dirait la Costa Brava, en pire. L’urbanisation est à pleurer: ce n’est qu’hôtels, boutiques, bars et discothèques. Vu l’expérience de la veille, tant pis, on casse la tirelire et on s’offre l’hôtel. L’heureux élu: l’Hôtel Danica à Petrovac Na Moru, adorable petite station balnéaire familiale. L’endroit est très touristique mais en cette fin octobre, les foules ne se bousculent plus. On passe ainsi ces 2 derniers jours à et autour de la plage, notamment celle de Buljarica, longue de 2 km et pas encore urbanisée (un vestige sur la côte !), à laquelle on accède par un sentier un peu confidentiel à travers les pinèdes. Le soleil brille mais le vent est glacial. Lecture et farniente, entrecoupés de l’une ou l’autre baignade intrépide (ça caille sévère). Remise de la voiture à l’agence à l’aéroport de Podgorica (aucun souci à signaler) et vol retour vers Charleroi.

Quelques considérations :

  • Le Monténégro utilise l’euro mais ne fait pas partie de l’UE ni de l’espace Schengen. Conséquences: tarifs de roaming exorbitants (15€/Mo)! Et vu la galère pour trouver certaines adresses avec le GPS, plusieurs connexions à Google Maps (et plusieurs appels sur des GSM monténégrins, cf. supra) ont annihilé les économies réalisées en logeant chez l’habitant. Un conseil: négociez un tarif temporaire avec votre opérateur avant le départ.
  • Quand Jelena (de Kombo Rent A Car) m’a demandé si on comptait sortir des frontières, j’ai répondu que non, comme une évidence. Erreur… Une semaine au Monténégro à la mi-saison (c-à-d un fifrelin trop froid pour la plage et un chouïa trop humide pour la montagne), c’est un peu longuet… En effet, le pays fait 13.800 km², soit à peine l’équivalent de la Flandre, les attractions culturelles en moins. Solution: pousser jusque dans les pays voisins: Croatie (Kotor-Dubrovnik, c’est 100 km), Bosnie-Herzégovine, Serbie, Kosovo, Albanie. Se renseigner sur les conditions en matière de visa et/ou prévoir des activités de repli en cas de mauvais temps.
  • Les citoyens européens peuvent se rendre au Monténégro munis d’une simple carte d’identité. En ce qui concerne le permis de conduire, les sources divergeaient; aussi, par souci de prudence, je suis allée renouveler mon permis de conduire international (au prix de moult démêlés avec mon Administration communale ; me voilà sur la liste noire du Service des permis de conduire pour les dix prochaines années. Au moins.). Très inutilement, comme j’ai pu le constater…
  • Les contrôles de police sont très nombreux le long des routes, particulièrement autour de la capitale et près de la frontière albanaise. Nous nous sommes fait arrêter au moins 3 fois mais il nous a suffi de bredouiller un très délié « Erf… tourists… English?! » assorti d’un sourire désolé et l’agent nous priait de circuler. (Je soupçonne son niveau d’anglais d’y être pour quelque chose…)
  • Les touristes ou leurs hôteliers doivent déclarer leur séjour aux autorités endéans les 48 heures. Nous avons tenté de le faire nous-mêmes à Kotor (notre premier hébergeur nous ayant prétendu mordicus ce que ce n’était pas nécessaire) mais nous ignorions son nom de famille. En fait, beaucoup de chambres d’hôtes ne sont pas (complètement) déclarées. Au total, deux de nos hébergeurs n’ont pas déclaré notre séjour chez eux mais nous n’avons eu aucun ennui à la douane (je nous voyais déjà au cachot, en mode Bridget Jones dans les geôles thaïlandaises).
  • La nature monténégrine est magnifique mais la gestion des déchets laisse franchement à désirer…
  • Comme mentionné plus haut, nous avons vu peu de femmes dans l’espace public (particulièrement en terrasse). Des hommes (seuls, en groupe ou avec enfants) mais pas de femmes… Ça peut parfois être intimidant pour des voyageuses, même si personne ne nous a jamais regardées de travers.
  • carte

Guadeloupe

J’avoue, c’est une grande chance d’avoir un oncle expatrié en Guadeloupe. Et encore plus d’aller lui rendre visite 🙂

Le mois de janvier est idéal pour aller en Guadeloupe: les moustiques se font plus rares, la période des cyclones est passée, il fait +/- 25°C, c’est la saison sèche et les baleines viennent mettre bas et se reproduire dans la mer des Caraïbes.

Pour le trajet, vols directs depuis Paris-Orly (attention: il n’y a pas de Thalys direct depuis Bruxelles-Midi; celui-ci s’arrête à Roissy-Charles-de-Gaulle…) à destination de Pointe-à-Pitre, avec Air France ou Air Caraïbes. Le vol dure 8 heures et il y a 5 heures de décalage horaire avec la métropole (GMT -4). On utilise l’euro et les Belges peuvent s’y rendre avec une simple carte d’identité.

Guada

Au programme de ces 2 semaines en famille : 

JOUR 1 – atterrissage à Pointe-à-Pitre à 18h45. Il fait déjà nuit (le soleil se couche vers 18h). On rejoint la maison sur l’île de Basse Terre.

JOUR 2 – journée cool, plutôt axée logistique (prise de la voiture de location, courses, etc.), avec un arrêt à la Baie des Pélicans.

JOUR 3 – on passe à une journée sportive: jogging au lever du soleil (6h), natation en mer (de la plage de la Datcha jusqu’à l’îlet du Gosier aller-retour ~ 2 x 400 m), puis rando/baignade au Canyon de La Moustique. Après l’effort, le réconfort: dégustation de cassaves :-p

8
à la cassaverie

JOUR 4 – l’exploration se poursuit: direction le nord de Basse-Terre avec la Plage de la Perle. Mais impossible de se baigner, les rouleaux -de bord- sont bien trop puissants (possible de se faire balayer par une vague à… mi-mollet :’D ). Après-midi kayak sur la paisible rivière Lézarde jusqu’à la mer, au milieu de la mangrove et des cocotiers.

JOUR 5 – on reprend cette merveilleuse route qu’est la Route de la Traversée, qui traverse (comme son nom l’indique) l’île de Basse-Terre d’Est en Ouest, au cœur du Parc National de la Guadeloupe. Premier arrêt à la Cascade aux Écrevisses, noire de monde (pas étonnant, c’est le site touristique le plus fréquenté de la Guadeloupe…). Mieux vaut donc y aller en tout début ou en toute fin de journée. On passe notre tour pour cette fois, direction la Maison de la Forêt pour une rando. Il a trop plu pour faire la plus longue (chemins boueux et risques de crue), donc on opte pour la Trace des Ruisseaux. On en revient crottée jusqu’aux cuisses, mais c’était tout tranquille en forêt (on a même nagé au milieu de poissons curieux). Prochain arrêt: le sommet de Morne-à-Louis (743 m), belvédère avec vue sur la mer des Caraïbes. Et enfin, crépuscule sur la plage de sable noir de Malendure, face à la réserve marine Cousteau.

JOUR 6 – premier jour de ciel bleu; on tente l’ascension du volcan de La Soufrière. Mais on n’est pas les seuls… A croire que toute la Gwada s’y est donné rendez-vous: une heure de bouchons rien que pour redescendre de la montagne! Le soleil, c’est cool, mais bon, si c’est pour grimper à la queue-leu-leu… On se replie sur Vieux Fort, face aux îles des Saintes, pour se poser finalement sur la Plage de Grand’Anse, entre Vieux Fort et Trois Rivières (je précise car il y a plusieurs plages de Grande-Anse). Les vagues sont juste parfaites pour sauter dedans comme des gosses 🙂

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Les Saintes

JOUR 7 – journée 100% Grande Terre: lever à 4h30 pour filer admirer l’aurore à la Pointe des Châteaux (ne cherchez pas de forteresses, c’est un site naturel). Lampe de poche indispensable pour trouver son chemin sur la plage à la seule lueur de la Lune ! 😉 Moment magique, les yeux rivés sur l’horizon qui s’embrase juste à côté de l’île de la Désirade… On avait ensuite prévu de randonner de la Porte d’Enfer à la Pointe de la Vigie, mais le réveil précoce nous a mises K.O. et on se contente d’aller voir le Trou de Madame Coco, où les eaux bouillonnantes et infernales de l’Atlantique s’écrasent à flanc de falaises. Mini-sieste récupératrice sur la Plage du Souffleur, à Port-Louis, avant la visite du célèbre cimetière de Morne-à-l’Eau (patrimoine historique de Guadeloupe). On termine notre tour de Grande Terre à la Plage de Babin, avec ses eaux calmes, presque immobiles, et sa vase réputée pour les bains de boue (se munir d’un petit récipient pour aller la récupérer sous l’eau). A noter en contre-plongée les vaches (souvent surmontées d’un héron garde-bœufs ou « pik bœuf ») qui broutent sous les cocotiers… du plus bel effet!

22Gwada

JOUR 8 – on retente l’ascension de La Soufrière; beaucoup moins de monde que 2 jours plus tôt mais voilà, le volcan a la tête dans les nuages… Tant pis, en route ! Passé l’ancien parking de la Savane à Mulets, on prend à droite pour passer par le Col de l’Echelle, chemin plus long mais moins fréquenté, plutôt que par le traditionnel Chemin des Dames. Mais arrivés au Col (1.264 m), c’est la tempête: il drache (on est en short et en manches courtes) et on n’y voit plus goutte, alors qu’il reste encore 200 m de dénivelé à escalader… Obligés de rebrousser chemin 😦 On va noyer notre déception dans un Ti’Punch à Vieux-Habitants, puis à même une noix de coco (avec paille) devant un nouveau crépuscule à la Plage de Malendure.

 

JOUR 9 – c’est le week-eeeeeeeend: barbecue/pique-nique à la Pointe du Souffleur (Port-Louis, Grande Terre). Le P-A-R-A-D-I-S, mais en mieux ! (enfin, jusqu’au déferlement des moustiques et des yen-yens, petits moucherons noirs voraces, en fin de journée…)

JOUR 10 – nouvelle journée détente, sur l’îlet du Gosier (qu’on rejoint à la nage, ou en kayak pour les gardiens des sacs). Iguanes, gallinacés et punch coco :-p

JOUR 11 – journée plus culturelle, pour varier les plaisirs : le Musée du Rhum (+ sa remarquable collection de papillons et d’insectes), l’Habitation Côte-sous-le-Vent (la petite balade en vélo volant dans la canopée est assez sympa!), la Maison du Cacao (dégustation incluse), la Distillerie Longueteau

JOUR 12 – découverte de Pointe-à-Pitre: son marché couvert aux épices, le marché de la Darse, l’émouvant Mémorial ACTe (Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la Traite et de l’Esclavage). Et, vous l’avez déjà compris, une journée qui se respecte se termine à la plage ! Aujourd’hui, celle de Bois-Jolan et son lagon protégé par une barrière de corail, idéal pour les familles avec de jeunes enfants.

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JOUR 13 – on termine le séjour en beauté par une croisière d’observation des cétacés, avec le club de plongée Les Heures Saines, au départ du Rocher de Malendure (Bouillante). Vus (de très près): une femelle cachalot allaitant son petit, ainsi qu’un grand troupeau de dauphins tachetés 🙂 🙂 🙂 On visite ensuite le magnifique Jardin botanique de Deshaies et on termine sur la Plage de Grande Anse (Deshaies), l’une des plus belles de l’île, entourée de montagnes et bordée de cocotiers, avec de grosses vagues « à double sens » (on se croirait dans la piscine à vagues d’Aqualibi !), qui obligent à minuter son entrée et sa sortie de l’eau, sous peine d’expérimenter la machine à laver.

JOUR 14 – décollage prévu à 21h30; on a largement le temps d’une dernière journée à la plage. On fait le bilan pour choisir notre préférée: c’est celle de la veille, Grande-Anse. Noix de coco sur le gâteau: on aperçoit une baleine, visible à l’œil nu, depuis la plage. C’est bon, on peut partir en paix… 😀

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Réflexions personnelles

  • la Guadeloupe, c’est la France (en plus cher) mais dans la forêt tropicale 🙂
  • peu de bébêtes flippantes, ni sur terre, ni sous l’eau MAIS… moustiques 😦
  • en 2 semaines, on n’a même pas eu le temps de visiter les autres îles de l’archipel (les Saintes, la Désirade, Marie-Galante)
  • c’est quand même génial d’apercevoir Antigua, Montserrat, la Dominique… à quelques kilomètres. Effet Pirate des Caraïbes garanti!
  • à goûter: toutes les déclinaisons de punch, les fruits de la passion (maracuja), les cassaves (= galettes à base de farine de manioc garnies de confitures de fruits pays), le sorbet coco, le flan coco, l’eau de coco fraîche, etc. (et je ne parle ici que végétarien !)
  • le créole s’écrit comme se prononce le français (c’est souvent assez comique 🙂 )
  • les noms de lieux sont plus chantants les uns que les autres
  • j’ai tellement passé mon temps à jouer dans les vagues que je n’ai lu aucun des livres de plage que j’avais apportés…

 

*** Remerciements particuliers à: Etienne, Laurence, Anne (maman), Michaël, Audrey, Louis, Léo, sans oublier Amandine, pour ce voyage inoubliable ***

Chypre

Road trip à Chypre en hiver 

Fin janvier/début février 2017, c’est la (très) basse saison touristique à Chypre, ce qui nous permet de réserver un vol low-cost Charleroi-Larnaca pour 75€/personne, 1 valise de 15 kg incluse (une fois n’est pas coutume). Côté parking, on opte pour le P3, le moins cher des parkings de l’aéroport de Charleroi, mais aussi le plus éloigné, qui nécessite de prendre une navette (gratuite) pour arriver au terminal (distance = 2,5 km/temps de trajet annoncé = 10 min). Le parking annonce une navette toutes les 20 min. Attention, comme je le mentionne dans un autre article, voyez suffisamment large au niveau de l’horaire; ça vous évitera de débuter vos vacances dans le stress. Après 4 heures de vol, atterrissage à Larnaca, où nous récupérons directement notre voiture de location. On ne s’était absolument pas posé la question mais surprise: à Chypre, on roule à gauche! (ancienne colonie britannique oblige…)

Direction le Massif du Troodos, et plus particulièrement le hameau de Saittas (trajet = 1h10), où nous posons nos valises à l’hôtel Okella pour 2 nuits, petit-déj (tout à fait correct) inclus. On n’est qu’à 700 m d’altitude (alors que le Mont Olympe, qui culmine à 1.952 m, se trouve à 20 km seulement) mais punaise, il fait déjà vachement froid!!! La chambre est pourvue d’un bon chauffage, mais le carrelage est glacial (ce qui est plutôt positif l’été) et l’eau chaude se fait désirer. Mais apparemment, c’est partout pareil…

Le lendemain, on monte jusqu’à Troodos Square, dernière étape avant le Mont Olympe. Le gérant de l’hôtel nous avait dit que les chaînes n’étaient pas indispensables pour grimper dans la montagne, et on y est arrivé sans, mais certaines voitures sont resté coincées dans l’ascension! Il faut y aller lentement mais sûrement… Au sommet, paysages lapons: de la neige partout! On demande à un policier où se trouve l’office du tourisme pour pouvoir faire une petite rando. Il nous regarde un peu interloqué et nous fait gentiment remarquer qu’il y a plus d’1 m de neige! Les sentiers sont fermés, et l’office du tourisme aussi… Bon, effectivement, on commence à se rendre compte de l’énormité de la couche. Après une demi-chute, des boissons chaudes bien à propos au Troodos Hotel & Restaurant, et quelques géocaches, on réembarque pour l’ascension finale: le Mont Olympe.

 

On quitte ensuite les sommets enneigés des Troodos pour les eaux turquoise de la baie de Chrysochou, en passant par la réserve naturelle de la forêt de Paphos et ses ponts de montagne en pierre de l’époque vénitienne (1489-1571). Installation au Bay View Hotel Apartments, à Polis Chrysochous. Le lendemain, rando-géocaching au milieu des chèvres dans le Parc National de la Péninsule d’Akamas, l’une des régions les plus sauvages de l’île. Passage devant le Bain d’Aphrodite (qui n’avait absolument aucune allure!).

 

On quitte l’Akamas pour la ville de Paphos, capitale européenne de la culture 2017 (aux côtés de la ville danoise d’Aarhus), et ses stupéfiants sites archéologiques (périodes hellénistique, romaine et byzantine), inscrits au Patrimoine mondial UNESCO. Ouverts tous les jours, de 8h30 à 17h (hiver) ou 19h30 (été). Entrée: 2,50€ pour les Tombeaux des Rois; 4,50€ pour le parc archéologique (immanquable, surtout pour ses mosaïques).

 

Dernière ligne droite du voyage: trajet le long de la côte vers Larnaca, en passant par Pétra tou Romioú, le fameux Rocher d’Aphrodite, où serait née la déesse. On traverse également Akrotiri, base militaire britannique souveraine, sur le territoire de laquelle se trouvent le lac salé de Limassol, zone d’hivernage d’oiseaux migrateurs (on parle de 30.000 flamants roses), et le monastère « Saint-Nicolas des chats » (vous comprendrez vite pourquoi), l’un des deux plus anciens de l’île.

 

Installation à Voroklini, petit village surplombant sur la baie de Larnaca, à l’Antonis G. Hotel Apartments, dont le pub est assez sympa. Visite de la Mosquée de Umm Haram (Hala Sultan Tekke), du nom de la nourrice du Prophète Mahomet, sur les rives du Lac salé de Larnaca. Il s’agit du troisième ou quatrième (selon les sources) lieu le plus saint pour les Musulmans dans le monde. J’insiste avec la dernière énergie pour faire le tour du lac salé à pied. Erreur monumentale: le lac est en fait composé de 4 lacs, dont la surface totalise 2,2 km². Je vous laisse vous évaluer la longueur du périmètre… Résultat: on s’est épuisé à marcher dans la glaise (limite sables mouvants parfois) et on a niqué nos godasses… Bref, on a fait pitié aux flamants roses. Pour nous remettre du baume au cœur avant de quitter Chypre, repas pantagruélique à la chaleureuse Taverne Voreas (recommandée par le Petit Futé), à quelques mètres de notre hôtel.

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Quelques considérations générales sur Chypre: 

  • Comme je l’ai dit, on roule à gauche à Chypre (y compris au Nord). Mais il y a l’euro! Décalage horaire: +1h par rapport à Bruxelles et Paris (GMT+2).
  • Chypre est l’île d’Aphrodite: la déesse est devenue un outil marketing mis à toutes les sauces.
  • Soleil garanti presque toute l’année! Et en hiver, on peut skier sur le Mont Olympe (avouez, c’est la classe!).
  • A goûter (et à rapporter): le fromage halloumi 🙂
  • Énormément de chats errants (ça me serre toujours autant le cœur; j’en ai même ramassé un encore chaud gisant au milieu de la rue…).
  • Très peu de touristes en hiver (dont 80% sont Russes -maîtrisant la conduite à gauche avec des fortunes diverses- et Britanniques). Le revers de la médaille, c’est qu’évidemment, de nombreux commerces et établissements sont fermés. A noter qu’à l’époque du boom économique, moult restaurants se sont dotés d’immenses salles pour pouvoir accueillir de grands groupes de touristes (russes). Mais la crise financière de 2013 est passée par là et ces salles nous ont paru désespérément vides…
  • On chauffe l’eau à l’énergie solaire (cuve + panneau photovoltaïque sur les toits). Donc s’il a fait nuageux plusieurs jours d’affilée (en particulier dans les montagnes), bonjour l’eau chaude… Et après une journée les pieds dans la neige, c’est quand même un bémol! 😐
  • Malheureusement, je n’ai aucune info sur la partie turque de l’île, ni sur la ligne verte, ni sur la capitale (Nicosie), car nous n’y sommes pas allés, faute de temps…

 

 

 

 

 

Auvergne

Je pars rarement pendant les congés scolaires: trop de monde, trop cher… Mais cette année, correspondance d’agendas aidant, avec ma meilleure amie (Caro), on décide de prendre une semaine en juillet. Cap sur les volcans d’Auvergne, en mode sportif (trek et bivouac) totalement improvisé. On peut se le permettre car l’Auvergne n’est pas la destination la plus prisée, même en plein mois de juillet.

Jour 1: départ tôt le matin le dimanche (pas de camions sur les routes de France et on a évité la vague de départs en vacances du début de week-end) et arrivée à Clermont-Ferrand en fin d’après-midi. On pose nos affaires dans un hôtel de zoning commercial et on part visiter la ville. A peine le temps de faire le tour de la cathédrale gothique (Notre-Dame de l’Assomption) qu’éclate un orage de montagne. C’est le déluge pendant de longues minutes. On n’a d’autre choix que de finir par quitter notre abri pour affronter les gouttes. Mes sandales en plastoc me menaçant d’une chute certaine, je suis obligée de fouler le pavé détrempé nus pieds. Evidemment, une fois arrivées à la voiture, la pluie cesse. Tant pis, on est crevée du voyage, on rentre à l’hôtel.

Jour 2: on quitte Clermont-Ferrand pour se rendre à la Maison du Parc des Volcans d’Auvergne, à Aydat, et y glaner infos et conseils. On nous donne un flyer présentant « La boucle des Dômes« : 49 km en 2/3 jours, au départ de la gare du Panoramique des Dômes à Orcines (au pied du Puy-de-Dôme). Vendu! On laisse la voiture sur le parking de la gare (au guichet, on nous l’avait déconseillé, mais les gendarmes qu’on a croisés nous ont dit qu’il n’y avait pas de soucis) et on se met en route, sacs au dos, vers 15h. Après 1/2h de marche, re-déluge: les affaires sont trempées (nous aussi, bien sûr) mais tant pis, si on attend qu’il arrête de doucher, on n’est pas près de bouger… Ça finit heureusement par se calmer et, en soirée, on bivouaque dans une prairie ouverte du côté du Puy de Montjuger, avec une vue magnifique sur la vallée et …un arc-en-ciel (on est presque contente qu’il ait plu!). On pique-nique des biscuits et des conserves, on installe la tente entre deux tas de crottes de biques (d’ailleurs, on entend leurs clarines au loin, ambiance Heidi ^^) et… il pleuvine!

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Jour 3: après une nuit pas très confortable, sous une tente percée au milieu de nulle part (j’ai stressé toute la nuit qu’on vienne nous faire décamper – le bivouac n’est que toléré), il est temps de lever le camp et de repartir. Sous le soleil de la fin d’après-midi, on arrive à la charmante Auberge de Mazayes, et c’est le bonheur: une douche, une toilette, de vrais lits et un repas fait-maison (trop) copieux 😀

Jour 4: on termine la rando avec l’ascension du Puy de Dôme (1.465 m) par le sentier des chèvres. On a de la chance, le ciel se dégage juste quand on s’apprête à grimper! Là-haut, on profite du panorama un bon moment avant de redescendre. A moitié morte au terme de l’ascension, j’hésitais sérieusement à prendre le train pour redescendre. La longue pause et la vue d’en-haut m’ont grisée et je décide de redescendre à pied avec Caro. Mauvaise idée, il y en avait encore pour 1h45! Pour le coup, j’ai vraiment failli m’écrouler, et ce à moins d’1 km de l’arrivée… 😦 Mais victoire: 49 km bouclés en à peine 48 heures, avec une quinzaine de kilos sur le dos (dont une tente pop-up totalement inadaptée au transport en sac à dos), ce qui est beaucoup trop, d’autant qu’on n’a pas tout utilisé. A mieux organiser pour la prochaine fois! (Cela dit, il s’est confirmé pour ma part que le camping n’est pas trop mon truc, et le bivouac sauvage encore moins…). On réserve vite fait un petit hôtel du côté du Lac Pavin, à Besse-et-Saint-Anastaise, et on y va. Excellente surprise que ce beau bourg médiéval en pierres volcaniques noires, où sont portés aux nues le Saint-Nectaire et la Reine Margot. Une destination à retenir pour un prochain séjour!

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Jour 5: après une dernière balade dans les ruelles de Besse, on part faire le tour du Lac Pavin, lac de cratère le plus profond d’Auvergne (> 90 m sur quasi toute sa circonférence). Ensuite, direction le sommet du Puy-de-Sancy (1.886 m), le plus haut du Massif central (et donc le toit du centre de la France). Caro est chaud boulette et pourrait très bien faire l’ascension à pied; mais moi, je me suis fait un peu peur la veille et donc on prend le téléphérique (9,90€ A/R). En outre, une fois en haut, il reste encore 864 marches à gravir pour atteindre le point culminant du volcan. Mais le jeu en vaut la chandelle: le panorama est magnifique! Il y a même des sentiers de rando vertigineux le long des crêtes qui permettent de rejoindre d’autres sommets. Par temps clair, il paraît qu’on peut apercevoir le Mont Blanc. En tout cas, on reconnaît le Puy-de-Dôme au loin.

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Jour 6: on quitte Issoire (où l’on a logé) et l’Auvergne pour rejoindre le parc naturel des Cévennes dans l’Hérault, en passant par le viaduc de Millau (péage: 10,10€). On a tout loisir d’observer le viaduc et la ville de Millau au cours d’une balade sur la plateau du Larzac (départ depuis le site de décollage de parapente de Brunas). Ensuite, on termine nos vacances par 2 jours de repos bien mérité chez des amis de Caro (encore merci à eux!) dans un chouette camping des Cévennes (on fera quand même travailler nos bras cette fois en descendant les gorges de l’Hérault en kayak).

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Brèves considérations générales

  • L’Auvergne nous a vraiment surprises (et émues!) par sa beauté, ses couleurs (très verte – normal, vu la pluviométrie… 😉 – avec beaucoup de fleurs sauvages multicolores), ses changements de paysages (forêts, sous-bois mousseux, landes, roches, etc.), ses troupeaux, sa quiétude (très peu de monde en plein mois de juillet),… On a vraiment hâte d’y retourner!
  • Un trek de plusieurs jours se prépare minutieusement: chaque item emporté doit être justifié. Interdiction de transporter plus de 10 kg chacune (surtout pour 2-3 jours)! Et le poids doit être correctement réparti: ce qui est lourd au milieu du sac et contre le dos, ce qui est léger au sommet et au fond du sac. En ce qui concerne l’eau, renseignez-vous au préalable sur la présence de sources d’eau potable le long du parcours. Dans notre cas, elles n’ont pas manqué. N’oubliez pas non plus d’emporter des sacs poubelles pour trimbaler vos déchets.

Madère

Comment y aller? 

L’archipel portugais de Madère est situé à 600 km au large des côtes marocaines et à 500 km au nord des Îles Canaries. La manière la plus simple de s’y rendre depuis la Belgique (Bruxelles) consiste à passer par Lisbonne. Si vous avez du temps, c’est l’occasion de coupler ce voyage avec un citytrip à Lisbonne (et/ou à Porto). Le vol Bruxelles-Lisbonne dure 2h45 et le vol Lisbonne-Funchal dure 1h45.

Circuler à Madère

Tous les guides de voyage vous le diront: le meilleur moyen de visiter Madère, c’est d’y louer une voiture. Avertissement: si vous ne voulez pas rester cantonné aux voies express (VE) ou à la voie rapide (VR), il vaut mieux aimer conduire et être à l’aise avec les (démarrages en) côtes! En effet, l’île est toute petite (57 km de long sur 22 km de large = 800 km²; à titre de comparaison, la province du Brabant wallon fait 1.090 km²…) mais culmine à 1.862 m (avec le Pico Ruivo), ce qui signifie qu’elle est toute en dénivelé. Si vous ne vous sentez pas à l’aise au volant, qu’à cela ne tienne: les nombreuses agences d’excursion à Funchal vous conduiront en montagne ou ailleurs sans problème. Mais si vous avez le pied automobile, réservez une voiture de location (à noter qu’il y a une agence qui collectionne les avis négatifs sur Internet, consultez les forums). Nous avons opté pour une compagnie portugaise et n’avons eu aucun problème mais, pour notre tranquillité d’esprit, nous avions pris l’assurance Omnium en supplément (+ 25€/jour), pour un total d’environ 400€ pour 6 jours (ce qui n’est pas si cher pour une île, ni comparé aux tarifs pratiqués au Portugal, d’autant que le GPS était inclus). Enfin, le carburant est cher mais on en consomme peu vu les courtes distances et la vitesse réduite (à peine 1/3 de plein pour l’itinéraire décrit ci-dessous). Et pour ceux qui se poseraient la question, on roule bien à droite 😉

Notre itinéraire

Jour 1: atterrissage à l’aéroport Cristiano Ronaldo (nous n’avons pas croisé son fameux buste raté) à 14h, prise de la voiture de location et direction l’Ouest. Arrêt au Cabo Girão, promontoire juché sur l’une des plus hautes falaises d’Europe, à 580 m de hauteur (l’une des attractions majeures de l’île). Possibilité de descendre sur la plage en téléphérique. Ensuite, second arrêt au port de plaisance de Calheta, pour repérer les lieux en vue de notre excursion en mer, prévue pour le lendemain (et finalement reportée au jour suivant en raison des conditions météo -> à prévoir lorsque vous planifiez votre itinéraire!). Enfin, arrivée à Jardim do Mar et installation à l’hôtel Jardim do Mar, qui domine ce charmant village (coup de cœur de nombreux guides et à juste titre!). L’hôtel est remarquable, la literie très confortable, le personnel adorable et le restaurant panoramique excellent! Une mini-piscine extérieure en prime pour les coups de chaud!

Jour 2: ascension vertigineuse à travers les nuages pour atteindre le plateau de Rabaçal, à 1.065 m d’altitude et entreprendre deux des randonnées les plus populaires de l’île : la levada do Risco et la levada das 25 Fontes (les levadas sont des canaux d’irrigation creusés à flanc de montagne depuis le XVème siècle; il y en a plus de 2.000 km). Nous nous garons sur le parking de la route ER110 et descendons à pied jusqu’au départ du sentier. Il fait frais et brumeux, les branches tordues sont ornementées de lichens, ambiance très Tim Burton! Malheureusement, il y a du monde sur le tracé, dont pas mal de groupes et il faut régulièrement patienter pour pouvoir passer. Solution: y aller tôt! Au retour, nous cédons aux facilités de la navette payante (3€/personne) qui nous ramène au parking. Pour ces premières randonnées, nous n’avions pas pris nos bâtons, ce que nous avons un peu regretté.

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Jour 3: départ en matinée, à marée basse, pour faire la randonnée reliant les villages de Jardim do Mar et de Paul do Mar. Comme il est déjà tard et qu’on a rendez-vous pour le whale-watching à 14h, on se contente de faire simplement l’aller-retour au pied des falaises. Mauvaise idée: portion de balade peu intéressante car les rochers sont tellement glissants (pelle monumentale à mon actif!) qu’on cherche principalement où poser ses pieds et qu’on ne profite pas du paysage… Après-midi, départ en mer pour observer, si on a de la chance, dauphins et baleines. Et on en a eu, de la chance: deux familles de dauphins et, au loin, un baleine (d’après le capitaine, un rorqual de Bryde de 15 m) 🙂 Moment très sympa, bateau petit mais confortable et chouette équipage (qui privilégie l’intérêt des animaux à celui des touristes 🙂 ): je recommande la compagnie OnTales, basée au port de Calheta. Pour terminer la journée, direction le phare de Ponta do Pargo, à l’extrémité Ouest de l’île, pour y admirer le coucher de soleil sur l’Atlantique (et y déposer un travelbug dans une geocache au passage 😉 ).

Jour 4: nouvelle randonnée au programme: la levada Ribeira da Janela, près de Porto Moniz (on n’a pas trouvé le départ de la levada da Central). Lampes de poche (frontales de préférence) indispensables pour traverser les tunnels. Ensuite, après l’effort, le réconfort: baignade insolite dans les piscines naturelles de Porto Moniz :-p Il y a des piscines naturelles dont l’accès est gratuit (à côté du restaurant Cachalote) mais on a testé celles qui sont payantes (1,50€/personne, face au restaurant Orca) et aménagées (vestiaires, toilettes, etc.). Attention aux coups de vagues qui s’abattent sur les murets qui séparent les bassins de la mer: c’est plus violent que ça n’en a l’air (et une gamelle de plus, une!)

Jour 5: on quitte l’Ouest pour l’Est. En chemin, visite de Funchal et de ses célèbres jardins sur les hauteurs de Monte. Les trajets en téléphérique sont chers, mais font gagner un temps potentiellement précieux pour visiter le Jardin tropical et le Jardin botanique. En soirée, on quitte la capitale pour Porto da Cruz, sur la côte Nord-Est. Installation chez l’habitant, dans une rue en pente à 25(!) degrés… (c’est le genre de rue qu’il faut descendre et ne jamais monter, mais ne comptez pas sur le GPS pour faire la différence…)

Jour 6: réveil aux petites heures, direction la Ponta São Lourenço (pointe Saint-Laurent), pour admirer le lever du soleil. On arrive un peu trop tard (on n’avait pas anticipé le temps nécessaire pour grimper au sommet de la colline), mais tant pis, on est seule pour faire la randonnée jusqu’à la pointe orientale de Madère. Prenez vos maillots: il y a une adorable petite crique en contrebas de l’ascension finale! Au retour, on croise de plus en plus de monde (ça frise l’embouteillage)… Bref, il faut vraiment faire les randonnées (du moins les plus prisées) tôt le matin pour éviter la foule! A peine remontée dans la voiture, on repère une plage de sable (rare à Madère!) bien à propos: la Prainha. Et hop, après-midi farniente B-) Ça tombe bien, le soleil tape (pour la 1ère fois depuis le début de la semaine) et l’eau est à 19°C (certes frisquet, mais pas si désagréable!).

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Jour 7: Retour à l’aéroport, à Lisbonne, puis à Bruxelles…

 

Conclusion

Madère est vraiment magnifique (« jardin flottant », « l’île aux fleurs », « la perle de l’Atlantique ») et a énormément à offrir! On pourrait facilement y passer 2 semaines (+ 1 semaine sur l’île de Porto Santo). Pour ma part, j’y retournerai pour y faire davantage de randos (notamment les plus difficiles, celles des sommets), munie cette fois du guide Rother, et en basse saison (ici, fin avril/début mai, ça allait), avec un(e) compagnon/-e de voyage conducteur(trice) chevronné(e) pour plus d’aventures. Car pour ma part, je ne me sens pas capable de négocier sereinement des côtes à 25%, dans des virages en tête d’épingle à flanc de falaise et sur des routes à peine suffisamment larges pour qu’on s’y croise… Mais bon, je ne veux pas dramatiser non plus, ce n’est que mon ressenti (sachant que j’ai un peu perdu l’habitude de conduire)…

Madère a parfois la réputation d’une destination « plan-plan » pour le 3ème âge. Bon, c’est clair, on est loin des clubs d’Ibiza, mais c’est tant mieux!!! Madère est aussi une destination familiale, et surtout une destination randos nature. Les aguerris emporteront donc le Guide Rother « Madère – Les 60 plus belles randonnées de levada et de montagne« , car le Guide du Routard n’est pas suffisant pour se lancer à l’assaut des itinéraires/levadas moins accessibles. N’oubliez pas vos bâtons, lampes de poche et des vêtements chauds et adaptés à la pluie, car les sommets ont souvent la tête dans les nuages. Cela dit, le climat y est agréable toute l’année sur la côte, ni trop chaud ni trop froid (15-25°C) mais en altitude, il fait évidemment plus froid (et humides si nuageux). En général, le temps est très changeant, surtout s’il y a du vent. Au printemps, l’eau sourd de la montagne par tous les pores (cascades en veux-tu, en voilà! 🙂 ). Enfin, il y a 1h de décalage (GMT+0), les prises de courant sont les mêmes et Madère fait évidemment partie de la zone euro.

Et pour conclure, Madère m’a aussi donné très envie d’aller découvrir les Açores! 🙂

 

Aéroports BRU et CRL

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Voici quelques infos pratiques sur les deux principaux aéroports de Belgique: comment y aller en transport en commun, où laisser sa voiture à moindres frais, trucs utiles à savoir, etc.

  1. L’aéroport principal et historique: Brussels National Airport (BRU) (ou aéroport de Zaventem pour les anciens)

Situé au Nord-Est de Bruxelles, sur le territoire de la commune de Zaventem (province du Brabant flamand), il est très facilement accessible par la route (Ring R0 – sortie Brussels Airport), par train (arrêt Brussels Airport Zaventem), mais aussi en bus, tant public (De Lijn et STIB) que privé (AirportExpress, Flixbus).

En voiture (adresse à indiquer dans le GPS): carrefour A201 / Vilvoordelaan à 1930 Zaventem. Coordonnées GPS: N 50° 54′ 05″, E 04° 29′ 04″.

Où laisser sa voiture ? Les tarifs des différents parkings officiels de l’aéroport sont comparables ici. A titre indicatif: de 15€ à 25€ pour 24h. Il existe également d’autres parkings, plus éloignés mais moins chers, tels que Quick Parking Zaventem (jamais testé pour ma part et pour lequel les avis sont mitigés…) Une autre solution pourrait être de laisser sa voiture le long de l’Avenue du Bourget, près de l’OTAN à Evere (stationnement non payant, aux dernières nouvelles) et de prendre le bus STIB « Airport Express » (ligne n°12) à l’arrêt Bourget (soyez attentifs au sens de la circulation des bus et trams sur les voies qui leur sont réservées) jusqu’à l’aéroport (voir rubrique « En bus » ci-dessous).

En train: lignes directes vers les villes d’Alost, Amsterdam, Anvers, Ath, Braine-le-Comte, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Courtrai, Dinant, Enghien, Gand, Hasselt, La Panne, Landen, Louvain, Malines, Mons, Namur, Ostende, Tongres, Tournai, etc. Multiples correspondances possibles, consultez le site de la SNCB: http://www.belgianrail.be.

Attention: lorsque vous achetez un billet de train pour l’aéroport, une taxe spéciale appelée « Redevance Diabolo » est déjà incluse dans le prix, ce qui implique que si vous utilisez un Go-/Rail- Pass pour vous rendre à l’aéroport, vous devrez acheter cette redevance (5,25€/trajet) en sus, via le guichet, l’automate ou encore en ligne (sélectionnez « REDEVANCE DIABOLO » dans le menu déroulant « Billet »). Notez bien que les contrôles sont fréquents à l’approche de l’aéroport!

En bus:

  • Réseau (bruxellois) STIB: Vous pouvez emprunter la ligne 12 « Airport Express », qui démarre du quartier européen de Bruxelles (arrêt rue de Trèves, au pied du Parlementarium, à côté de la place du Luxembourg) et marque uniquement les arrêts: Schuman, Diamant, Genève, Da Vinci, NATO et Bourget avant d’arriver à l’aéroport (trajet: +/- 30 minutes). A partir de 20h, mais aussi les week-ends et jours fériés, la ligne 12 devient la ligne 21 (qui suit le même tracé mais n’est pas Express et marque tous les arrêts). Le billet pour l’aéroport est valable pendant 60 minutes (dès validation) et coûte 4,50€ à l’automate et 6€ auprès du chauffeur. Attention, un abonnement STIB ou un simple billet « standard » n’est pas valable sur la portion de trajet comprise entre l’arrêt Bourget et l’aéroport.
  • Réseau (flamand) De Lijn: lignes directes vers la gare de Bruxelles-Nord (272), Haacht (660), Louvain (616, 651 et 652), Malines (681, 682 et 683), la station de métro Roodebeek (359 et 659),  Vilvoorde (282, 621, 683, 820 et 821), etc.

 

En autocar:

  • La navette AirportExpress relie l’aéroport de Bruxelles à Anvers (Anvers-Centre et Anvers-Sud) pour 10€ par trajet (à payer en liquide au chauffeur). Départ toutes les heures ’00 pour un trajet de 45 min.
  • La compagnie Flixbus relie l’aéroport de Bruxelles à de multiples villes en Europe.

 

* * * * *

 

2. Le deuxième aéroport du pays, l’aéroport de Charleroi-Bruxelles Sud ou Brussels South Charleroi Airport (CRL) doit son développement fulgurant aux compagnies low-cost et à Ryanair en particulier.

Cet aéroport est beaucoup plus petit que celui de Bruxelles (Zaventem): il y a peu de commerces dans la zone accessible aux non-passagers (de mémoire, 2 tea-rooms bondés en permanence et 1 librairie…). Pas idéal donc si l’on veut boire un café avec ses proches avant de leur dire au revoir… A noter enfin que la cafétéria de l’aéroport (en zone passagers, après les contrôles de sécurité) est très chère: 3,30€ la bouteille d’eau de 50cl. Attendez donc de passer par la boutique duty-free pour acheter de l’eau à 1,20€. ATTENTION: il y a maintenant 2 terminaux: le terminal principal et le nouveau terminal, accessible via le parking souterrain (quelque peu éloigné donc). Vérifiez bien lequel vous devez prendre, surtout si vous êtes en retard!

En voiture (adresse à indiquer dans le GPS): Rue d’Heppignies à 6043 Ransart. Coordonnées GPS: N 50° 28.246′, E 04° 28.566′.

Où laisser sa voiture ? Les tarifs des 4 différents parkings officiels de l’aéroport sont comparables ici. Le P1 est couvert, il est le plus proche de l’aéroport et souvent plein. Au niveau -1 du P1 est situé le Lock-Park, parking sécurisé et fermé, à réserver à l’avance. Le P2 est un peu plus éloigné de l’aéroport (15 min à pied) et en plein air. Le P3, également en plein air, est relié à l’aéroport par un service de navettes (à n’utiliser que si l’on a suffisamment de temps devant soi). Du plus cher au moins cher: Lock-Park, P1, P2, P3 (fermé en basse saison).

Autre solution pratique, bon marché, fiable (testée et approuvée à maintes reprises) et agréée: le parking Roger, situé Rue Arthur Oleffe, 60 à 6220 Heppignies.  Réservation (obligatoire) très simple: vous envoyez un email à parking.roger62@gmail.com en communiquant les informations suivantes:

Votre nom + votre prénom   
Votre date de départ  
Votre date de retour
Votre heure d’arrivée à notre parking (= 2 heures AVANT le décollage). Veuillez respecter l’heure que vous aurez indiquée.
Votre numéro de téléphone portable que vous prenez en vacances  
L’aéroport de votre destination (donc pas Charleroi)

Le nombre de personnes qui vous accompagnent

 
Retour à Charleroi : l’heure d’atterrissage de votre vol

Une fois la réservation et le tarif confirmés, efforcez-vous d’arriver au parking à l’heure convenue et prévoyez la somme à payer en liquide. Vous laisserez vos clés de voiture aux responsables du parking (seuls habilités à déplacer les véhicules au sein du parking) avant d’être transportés en navette privée jusqu’à l’aéroport (trajet = 10 min). Vous recevrez également un flyer avec le numéro de portable à appeler pour le retour au parking.

En train et en bus:  rejoignez en train la gare de Charleroi-Sud. Sur l’esplanade de la gare, prenez le bus (TEC) ligne A qui vous déposera à l’aéroport. Le prix du trajet en bus est compris dans le billet de train « Charleroi Airport » (à sélectionner dans le menu déroulant « Billet » en réservant en ligne sur le site de la SNCB).

En autocar: la société Flibco relie l’aéroport de Charleroi aux villes d’Arlon, Bastogne, Bruges, Bruxelles (Gare du Midi), Gand, Lille, Luxembourg, Metz, Namur, Nancy, etc. La navette vers Bruxelles, le « Brussels City Shuttle« , démarre uniquement de la Gare de Bruxelles-Midi (laquelle est accessible en train, métro et tram). L’arrêt est situé Rue de France et est assez mal indiqué dans la gare: il faut se diriger vers la zone d’embarquement « Eurotunnel » (voies 1 et 2) et, juste avant la sortie vers la place Victor Horta, longez le couloir vers la gauche (vous passez devant une série de boutiques) et, arrivés au bout, sortez, traversez le passage pour piétons et vous verrez les autocars stationnés là. Le trajet depuis Bruxelles dure en principe 55 min et coûte jusqu’à 14€ (réservation en ligne) ou 17€ (achat sur place). Départ toutes les heures ’00 et ’30. Les réservations étant prioritaires, mieux vaut réserver en haute saison/heure de pointe…

 

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Arrêt du « Brussels City Shuttle », sis Rue de France, en bas à droite

* * * * *

Bon voyage ! 🙂 

P.S.: Evidemment, il est toujours possible de prendre un taxi. Je n’en ai pas parlé car j’éprouve une vraie aversion pour ce mode de transport, que je n’utilise qu’en cas d’extrême nécessité (c’est-à-dire jamais) ou sur insistance de la personne avec laquelle je voyage.

Vietnam (09/2016)

Une amie qui s’expatrie pour plusieurs années à Sydney, c’est l’occasion de retrouvailles à mi-chemin: à Hanoï! 🙂  Et en mode totale impro!

1ère étape: le transport. ATTENTION: il faut obligatoirement obtenir un visa avant de poser le pied sur le sol vietnamien(*)! Si, comme ce fut mon cas, vous vous en rendez compte trop tard pour vous adresser à l’Ambassade du Vietnam (la procédure d’urgence nécessite au minimum 3 jours ouvrables), il est heureusement possible de solliciter une Visa approval letter du Département de l’Immigration, laquelle permet d’obtenir le précieux sésame à l’arrivée aux aéroports internationaux d’Hanoï, Ho Chi Minh Ville et Danang. Il suffit de compléter le formulaire de candidature en ligne sur le site Vietnam Visa.org (gare aux sites frauduleux!), de s’acquitter des frais administratifs (19 $ pour un visa simple d’1 mois) et on reçoit la lettre par email dans les 2-3 jours ouvrables. Ensuite, il faut se présenter au bureau des visas à l’aéroport muni de la lettre, d’argent liquide pour payer le visa (25 ou 50 $) et de 2 photos d’identité. 45 min de file pour l’avoir mais ça revient en fait bien moins cher que de passer par l’ambassade!

(*) Les Français sont exemptés de visa pour un séjour inférieur à 15 jours.

Après 18 heures de voyage (1 escale à Dubaï avec Emirates), 1 heure pour passer la douane et 1 heure à attendre l’arrivée de MPi, place aux embrassades! Il est tard (en fait non, mais le soleil se couche tôt), il fait moite et on n’a plus le courage de prendre le bus. On s’offre un taxi pour rejoindre notre hôtel dans le centre d’Hanoï (on avait quand même réservé la 1ère nuit, histoire de se poser). Après avoir balancé nos sacs à dos pour filer dans la piscine rooftop -fort frisquette-, on se met en quête d’un resto. Au détour d’une ruelle, le hasard nous mène dans un boui-boui qui ne paie (mais vraiment!) pas de mine. On commande un cocktail et on sort nos guides de voyage pour s’organiser un trek dans les hauts plateaux du Nord. Tandis qu’on planifie de se pointer à la gare des bus à la première heure le lendemain matin, la patronne de l’établissement nous propose de téléphoner à la compagnie des bus pour voir s’il reste des sièges pour le départ du lendemain vers Sapa (il s’avère qu’elle travaille aussi pour une agence de voyage). Elle réserve nos billets et on paie 9 $ (!) chacune pour un trajet de 300 km en bus couchette Queen Cafe (cette compagnie n’a pas bonne presse mais on a tout de même passé un trajet fort agréable…).

Parties de Hanoï vers 7h30, nous arrivons à Sapa en début d’après-midi. Les touristes sont accueillis à la descente du bus par un groupe de Hmong qui veulent toutes nous emmener en trek dans les montagnes « hors des sentiers battus ». Attention, c’est illégal: il faut une licence pour guider les touristes! Sans quoi, en cas de pépin (vol, accident, blessure), l’Etat vietnamien ne vous sera d’aucune assistance. (A noter que l’arrêt de bus se situe hors plan dans le Guide du Routard et qu’il faut remonter la rue Ngu Chi Son le long du lac vers l’Ouest pour rejoindre le centre de Sapa.) Le Botanic Sapa affichant complet, on pose nos valises à l’hôtel Stunning View 2. La vue depuis le balcon est magnifique mais les chantiers alentour (les hôtels poussent comme des champignons à Sapa) sont fort bruyants (même la nuit) et les lits très durs. On se dirige ensuite vers l’agence de voyages réputée Sapa Sisters qui emploie exclusivement des femmes locales (Hmong) comme guides. L’agence prend un acompte pour bloquer la réservation mais l’argent est versé directement entre les mains de la guide. De nombreux touristes abandonnant leurs chaussures de rando (plutôt des vieilles baskets, en réalité) après leur trek, il est possible de louer une paire pour ~1,50 € par jour (et donc de ne pas devoir en emporter dans sa valise). Par contre, un K-Way ou un poncho en plastique ne sera pas du luxe, vu la pluviométrie très variable.

Le lendemain matin, départ à 9h en trek individuel (mais à la queue leu-leu derrière d’autres groupes). Deux Hmong nous suivent comme nos ombres, on ne sait pas trop pourquoi. On comprendra plus tard que c’est pour nous vendre leur artisanat au moment du lunch. Qu’à cela ne tienne, l’une des deux m’a sauvée d’une chute certaine à peu près tout au long de la matinée. Le contraste entre elles gambadant en slashes (= claquettes/sandales de piscine pour les non-Belges) à travers ravines et torrents comme des cabris et moi suant sang et eau en tenue de (comman)rando était humiliant saisissant…

Échantillon de paysages à couper le souffle:

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Après avoir passé la nuit dans un homestay (dortoir chez l’habitant, avec sanitaires) quelque part dans la Vallée de Sapa, en compagnie de Londoniens (qui nous ont rencardées sur les agences d’excursion dans la Baie d’Ha Long), un petit-déjeuner « banana pancake » et ça repart! On termine le trek en début d’après-midi, fondant sous le soleil (après la drache de la veille, ça fait plaisir!). On a le choix de rentrer à Sapa en van ou en mototaxi. MPi me sort ses yeux de biche pour choisir la moto… :-/ Et nous voilà donc crapahutant au dos de motards en slashes (encore elles!) à slalomer entre le précipice, les nids de poule et les autres mobylettes… Bref, j’ai rarement serré un homme aussi fort!

De retour à Sapa, on organise notre prochaine étape: la Baie d’Ha Long. Comme on rentre d’abord sur Hanoï, on y réserve un autre hôtel, La Selva: on a tellement aimé qu’on y a terminé le voyage! La plupart des chambres sont aveugles mais la déco fait que ça ne se ressent pas (et puis c’est tellement moins bruyant…). Et le petit-déj est top! Mais revenons à nos moutons: nous quittons Sapa avec le bus Sapa Express (un peu plus cher, très confortable mais sans couchettes). On profite du wifi (erratique) dans le bus pour contacter l’agence de voyage vietnamienne et durable Ethnic Travel et réserver une excursion de 3 jours/2 nuits dans les baies de Bai Tu Long et Ha Long. Demandez Hung comme guide, il est top et son anglais est vraiment excellent!

Le lendemain matin, on quitte donc Hanoï en minivan pour Ha Long City et son port. Excursion en pension complète: on commence par déjeuner à bord du bateau (dé-li-cieux et toujours en version végétarienne pour moi :-)) puis direction Bai Tu Long Bay où l’on peut faire quelques plongeons avec nos camarades d’étape français et italiens, avant une petite virée en kayak.

On passe la nuit en lodge (chambres doubles avec sdb chez l’habitant) sur l’île de Quan Lan, fréquentée par les touristes mais essentiellement des Vietnamiens. Le lendemain, promenade guidée à vélo -avec une pause baignade à la plage- pour rejoindre le port, reprendre le bateau vers le continent et de là, repartir dans la Baie d’Ha Long, cette fois. Clairement, la Baie d’Ha Long est plus impressionnante que celle de Bai Tu Long, parce que ses îles karstiques sont plus hautes et plus concentrées. Mais elle est aussi tellement plus fréquentée: en haute saison, c’est l’autoroute de « party boats » 😦 ! Mais heureusement, la haute saison est passée et on mouille dans une crique où il n’y a qu’un seul autre bateau, avant d’aller kayaker gentiment alentour.

Le lendemain, debout à 5h30 du matin pour admirer le lever de soleil sur la baie. Dernière sortie en kayak pour aller visiter une île karstique et on rentre au port d’Ha Long. On a été tellement séduite par l’excursion et l’agence qu’on décide de prolonger en rejoignant nos anciens acolytes (et surtout notre super guide Hung) à Ninh Binh, la « Baie d’Ha Long terrestre ».

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Notre chauffeur nous dépose au lodge à Ninh Binh et, en attendant le retour du groupe, on enfourche des vélos que la propriétaire a gentiment empruntés pour nous à une voisine et on visite le hameau, entre buffles, chiens et canards. Le soir, atelier cuisine: cueillette de morning glory (liserons d’eau) et confection de nems :-p Pour notre dernier jour d’excursion: ballade à pied, en barque et à vélo à Ninh Binh.

Retour à Hanoï, où on défait nos valises une dernière fois. Déplacement en mototaxi (MPi a réussi à me convertir) et en tuk-tuk pour aller visiter: le Mausolée d’Ho Chi Minh où son corps embaumé est exposé au public (sauf au début de chaque automne où il est envoyé en Russie pour « maintenance », du coup on ne l’a pas vu…), le Temple de la Littérature, la Pagode Tran Quoc, le Temple du Cheval blanc, la Pagode au Pilier unique, le quartier des 36 rues, etc. Pour les restos, on s’est principalement référée à nos guides de voyage. On a également testé le Bun Cha Huong Lien, un boui-boui typique qui a compté Barack Obama parmi ses clients.

Le dernier jour, on se quitte de bon matin lorsque MPi retourne au pays des kangourous 😥 Comme je ne repars que le soir, je termine seule notre programme de visites: le Temple Ngoc Son, la Prison centrale, le Musée des femmes vietnamiennes, la Cathédrale Saint-Joseph, etc.

10 jours en résumé: 1 nuit à Hanoï, 2 nuits à Sapa, 1 nuit à Hanoï, 2 nuits dans la Baie d’Ha Long, 1 nuit à Ninh Binh, 2 nuits à Hanoï. (Il existe un trajet direct en bus entre Sapa et Ha Long mais il a tellement piètre réputation sur Internet qu’on a préféré éviter…)

Quelques considérations générales sur le Vietnam:
  • Le coût de la vie, qui permet notamment de se payer un hôtel de luxe à l’occasion pour une trentaine d’€ la nuit, petit-déjeuner inclus, ou encore 1h de massage + manucure/pédicure esthétique pour ~25€;
  • Le sentiment de sécurité;
  • La nourriture (même si on finit vite par avoir sa dose de riz et de banana pancakes);
  • Contrairement à certaines idées reçues, le français ne suffit pas pour voyager (du moins sans agence) au Vietnam;
  • Les paysages aussi fabuleux que variés;
  • La circulation des mobylettes et la traversée de rues (il faut se lancer à vitesse et trajectoire constantes);
  • On y consomme du chien et du chat dans les mêmes proportions, semble-t-il, qu’on consomme du cheval, des grenouilles ou des escargots ici… (perso, je n’en ai rien vu);
  • Les façades et l’enchevêtrement des fils électriques à Hanoï;
  • Etc.